
Cette photo résume assez bien l’atmosphère de cette rénovation : grosses grosses chaleurs, tant au niveau de la météo, qu’au niveau du polissage où j’en ai un peu bavé, mais vous comprendrez en lisant la suite.
Vous verrez aussi que la partie polissage est assez « bavarde » : j’essaye en fait de m’expliquer au mieux sur les problèmes que j’ai rencontrés afin d’aider ceux qui pourraient se retrouver dans la même situation.
Arrivée :
Mon état d’esprit à ce moment là est plutôt : tranquille pépère. En effet, je n’ai pour le moment fait que des rénovations sur des modèles allemands, réputés pour la dureté de leur vernis. Celui de l’Alfa d’après ce que j’ai lu, semble être très tendre. Je me dis donc que le polissage va être qu’une simple formalité. Ouais...
Une bouille fort sympathique


Une peinture noire, sale, sans brillance mais avec tout de même de la profondeur


Les baguettes de toit ainsi que les plastiques d’entourage de vitre sont marqués par la pose d’une cire


Les jantes sont sales, mais rien d’anormal

Lavage des jantes :
Les dépôts partent assez facilement. Je suis toujours énormément satisfait de l’EZ Brush. La petite permet d’aller presque partout.

L’équipe de nettoyage au grand complet avec notamment l’APC Meguiars en 1 :4 que je trouve très efficace sur les pneus et le duo Super Degreaser Meguiars en 1 :4 et APC 59 d’Insta Finish en 1 :3. Je me sers de l’APC Insta Finish quand je trouve que le S.D est un peu limite. Je préfère toujours utilisé le produit le moins agressif. S’il agit bien, ce n’est pas la peine d’agresser plus la jante. Et s’il faut vraiment y aller très fort, j’ai toujours mon Cartec qui m’attend pas loin.

La jante une fois toute propre
Lavage :
Pas facile avec ces très grosses chaleurs. J’ai dû me dépêcher et je n’aime pas ça.
On attaque tout d’abord par la mousse partie mais j’ai l’impression que cette étape, en plein soleil (je n’ai pas d’ombre chez moi) et quand il fait chaud, perd de son efficacité…

Puis lavage en utilisant la technique des deux seaux et 75ml d’Insta Finish Bug Away dans 5 litres d’eau.

Au final on découvre que le noir de la Mito a de la profondeur mais qu’il manque de brillance.
Cependant on y regardant mieux avec notre ami le soleil, on constate ce pourquoi Jérôme m’avait contacté : d’horribles hologrammes sur le côté droit et ailleurs aussi…

Clayage :
Je rentre le plus vite possible la Mito dans le garage à l’ombre, afin de procéder au clayage (clay Zaino lubrifiée au QD 1 :1 de Meguiars)
Mais avant, je décide de m’occuper des baguettes et tour de vitres marquées par de la cire. La meilleure solution a été l’Intensive Tar Remover d’Autoglym sprayé sur une MF à tout faire.

Sur la photo, le bas de la baguette est fait et pas le haut.

Grosse surprise : c’est la première fois que la clay est autant contaminée après seulement ¼ du toit. Normalement après les lavages costauds que je fais, la clay est rarement contaminée.
Je suis d’autant plus surpris que cette contamination ne se retrouve pas sur le reste du toit ni sur le reste de la voiture. Serait-ce un mauvais nettoyage de ma part ? Grand mystère...
Ensuite une autre surprise m’attend après la clay : la carrosserie reste un peu rugueuse. Là aussi c’est la première fois que ça me fait ça… J’en perds mon latin…
Que faire ? Prendre une clay plus agressive au risque de créer des micro-rayures (c’est en tout cas ce que je me dis, mais ai-je raison ?) ou bien espérer que l’étape du polissage donnera enfin à la Mito toute la douceur qu’elle mérite ?
J’opte pour la deuxième solution car la peinture est rugueuse mais la clay est propre donc je peux attaquer le polissage en toute sécurité.
Petite remarque sur le detailing :
Voici une peinture bien brillante allez vous me dire… oui mais ça c’est pour monsieur tout-le-monde (je ne suis pas péjoratif en disant cela). Ca brille ok mais de loin
Car voici ce qu’un detaileur, voit :

Et là y a du boulot pour répondre aux critères du detailing…
Inspection :
Micro-rayures et hologrammes en famille





Polissage :
Comme je vous le disais en introduction, cette rénovation a été l’occasion pour moi de grosses grosses chaleurs.
En effet, pour la première fois de ma carrière de très jeune detaileur, je ne me retrouve pas face à un vernis allemand bien dur mais au contraire à un vernis italien très tendre. Pour moi cela signifiait facilité. C’est sans doute le cas quand on a déjà pratiqué ce genre de vernis. Cette grande nouveauté a été synonyme de découvertes et de remise en question de mes quelques connaissances en matière de polish et pad.
J’ai passé un temps fou à trouver le bon combo.
L’explication de cela, après réflexion, vient du fait que par habitude, sur les vernis allemands, je traite presque 90% des micro-rayures avant de passer le polish de finition.
J’ai donc voulu faire de même, mais ça ne marchait absolument pas. Je me retrouvais avec un vernis qui ne perdait presque pas ses MR et qui dans le même temps chauffait très très vite et était très sec au toucher… J’avais même parfois l’impression de créer de nouvelles MR…
J’ai donc testé tout ce que j’avais sous la main et c’est presque par hasard que j’ai compris comment il fallait que je travaille ce vernis tendre : dégrossir avec un polish médium et finir de traiter les dernières MR ainsi que les hologrammes avec un polish de finition.
Je me répète, pour les allemandes que j’ai déjà faites, le finishing n’avait pas de fonction de « cut » mais plutôt d’anti-hologrammes ou tout simplement d’effet de brillance, d’un polish bien terminé.
Le combo que j’ai adopté :
- #83 de Meguiars avec un pad Polishing de Meguiars ; 1 à 2 passes à 1200 trs/mn
- #82 de Meguiars avec un pad LC Compresseur finishing.
50/50 après le passage du #83

Partie de l’aile arrière droite non faite

Partie de l’aile arrière droite terminée

Alors voilà tout semble bien parti. C’est la fin de journée et avant de fermer mon garage pour m’octroyer un repos bien mérité, je décide d'observer dans le noir complet avec uniquement ma Brinkam mon travail. Et là HORREUR : je détecte encore quelques MR et la peinture est criblée d’hologrammes !!! Presque une journée de travail pour rien d’autant plus qu’avec ces fortes chaleurs (plus de 30° dans mon garage) ça n’a pas été des moments de tout repos.
Je pars me coucher en me disant que j’ai loupé quelque chose, oui mais où ?
Je vous raconte pas la nuit que j’ai passée……..
Donc le lendemain matin, après avoir réfléchis un long moment et avoir fait le tour sur Cosmétique-Auto de quelques rénovations, je teste et valide un nouveau combo :
- #105 Meguiars +mon fidèle vieux pad Polishing Meguiars à 1500 trs/mn
Pourquoi ce changement ?
Tout d’abord parce que le 105 se travaille un peu plus longtemps que le 83 ce qui est un point très positif quand il fait très chaud et que la carrosserie est très sèche. Ca permet au final dans de telles conditions, de travailler le polish normalement, comme un 83 en temps normal.
J’ai choisi un pad qui avait en fait peu de cut afin de profiter au maximum du cut du polish sans avoir celui du pad qui pourrait créer par sa propre action sur un vernis très tendre, des micro-rayures.
Oulàlàlà c’est que le Johan il a fait travailler sa cervelle…. C’est dangereux quand on n’a pas l’habitude et qu’en plus il fait très chaud
Puis j’ai passé :
- le Menzerna Final Finish P085RES avec un Pad dont je ne me souviens plus du nom, mais dont voici la photo

C’est la première fois que j’utilise un polish Menzerna et je l’ai trouvé vraiment très bien : facilité à travailler et à buffer… Mais un polish de finition est toujours facile à travailler. Il faut voir ce que donnera le Power Gloss.
Capot non-traité

Capot traité

Sur un vernis tendre comme celui de cette Mito, ce combo a été pour moi vraiment très pratique à utiliser même si je devais accepter le fait qu’après le #105 il reste des MR et que le Final Finish finirait par tout corriger.
En discutant lors du rassemblement fait dernièrement chez moi, j’ai compris aussi que j’avais fait une grosse erreur.
En effet, j’avais bien constaté que le vernis était sec avant d’attaquer le polissage. Je savais que dans une telle situation, il fallait d’abord le nourrir au glaze. Mais je ne sais pas pourquoi, ça ne m’est pas venu à l’esprit
… faudra que je le retienne pour la prochaine fois.LSP
Il aurait été judicieux de passer un glaze, mais afin que celui-ci produise bien son effet, j’aurais dû le laisser, après buffing, reposer tranquillement plusieurs heures avant de passer un sealant. Et je voulais absolument appliquer un sealant afin de protéger au mieux et le plus longtemps possible ce vernis si tendre.
En conclusion : je n’ai pas mis de glaze et j’ai opté pour le Carlack68 qui est un AIO

Application sur le toit

Après buffing du capot, avec juste la lumière d’un néon

J’ai ensuite sorti la Mito au soleil, afin que le Carlack se polymérise un maximum




Je pense que les fortes chaleurs et le soleil ont permis que le carlack agisse plus rapidement.
J’ai ensuite passé une couche de cire Victoria Red Concours.
Photos le soir, à la tombée du soleil





Puis repos une bonne nuit.
Les plastiques seront traités au car-lack soin pour plastiques et les vitres int/ext au Car Glass Polish d’Autoglym. Les jantes ont reçu une couche de Whell Amour.
Le matin je ressors la Mito et avant le shooting final, je buffe à nouveau.
Shooting final :










Mission accomplie !!!!

Merci de m'avoir lu en espérant que cette rénovation vous aura plus.








avec un bon 


