1988
Bleu marine métal

Non non je vous rassure, je ne vais pas vous faire un remake de Twilight façon detailing.
Ce loup-garou n’est que le chef de la bande de loups (trop facile à faire celle-là) dont je me suis servi pour la première fois, sur la Porsche d’un ami.
Donc voici la belle en charmante compagnie…

Pour la petite histoire, la demoiselle se prénomme Pomponette. C’est donc un coupé 911, 3,2l de 1988 dans une très belle livrée bleu marine métal.
Sous cet angle, la belle est bien belle.
On se rapproche un peu :

Hum, le charme agit toujours
Allez hop, finit la drague, il faut se jeter à l’eau et lui faire face !
Petite déception, la belle bleue affiche un peu son âge, mais elle n’en est pas moins jolie.
Mon objectif : tenter de lui redonner un peu de sa beauté originelle














Lavage
Il m’a fallu attendre toute une journée pour que le soleil se décide enfin à me laisser un peu de temps pour le lavage. Je n’ai donc presque pas fait de photos de cette étape, étant obligé de me dépêcher.
Premier jet d’eau pour tester : on remarque que Pomponette n’a aucune protection.

Je n’ai pu m’empêcher de prendre cette photo. Pomponette ayant accepté que je m’occupe un peu de ses dessous, j’ai été très surpris de ce que j’y ai trouvé. C’est la première fois que je voyais des arches de roues aussi sales…

Bruno, si tu me lis, penses à passer de temps en temps le karcher à cet endroit là : tu enlèveras de la crasse, et donc du poids et donc ta 911 consommera moins lol
Après le lavage, je rentre la 911 dans le garage pour une nouvelle rapide inspection.



Décontamination
Pour le clayage, j’ai utilisé un demi-pain de clay Meguiars, lubrifié au Last Touch en 1 :1

La voiture est peu contaminée, notamment grâce à l’effet du shampoing hard, Insta Finish Bug Away (75 ml pour 5 litres d’eau)

Polissage
La dernière séance de polissage sur l’Alfa Mito ayant été rendue difficile par une peinture sèche, j’ai décidé de nourrir la 911 (du fait de son grand âge) avant d’y poser ma fidèle Festool Shinex.
Pour ce faire, j’ai utilisé un glaze « basique », le #7 de Meguiars. Je l’ai peut-être laissé poser un peu trop longtemps car j’ai trouvé le buffing assez difficile. Ou peut-être aussi en ai-je mis trop, avec la volonté de bien nourrir la peinture… Bon y a encore du progrès à faire à ce niveau là.
Une fois buffé, j’ai laissé reposer la voiture plus de 12h00.
J’ai par la suite, constaté que le polissage sans être une partie de rigolade, a été quand même facile. Sans doute peut-on y voir un effet du glaze et/ou d’un vernis pas trop dur pour une Porsche de cette année là.

Pour m’occuper un peu pendant ce temps, je me suis attaqué au pot d’échappement avec :
- Meguiar’s All Metal Polysh
- Paille de fer triple zéro
- papier industriel et chiffons no name


Ensuite c’est l’étape masquage au 3M. Sur cette génération de Porsche, il y a vraiment de quoi faire…


Et au moment d’attaquer le polissage proprement dit, patatrac, v’là qu’on sonne à ma porte. Mais c’est pour la bonne cause.
Un copain vendeur de voitures de son état et accompagné d’un ami 993’iste, vient me livrer mon nouveau joujou, cadeau de ma chère et tendre moitié pour mes 40 ans…


C’est un Boxster S de 2004, gris Kerguelen. Il a besoin d’une très bonne séance de nettoyage intérieur, extérieur ainsi que d’un passage par la case polissage. Ce sera fait plus tard.
En tout cas, je ne suis pas le seul à le trouver beau

Bon j’ai perdu quelques heures avec cette « livraison » et je vais encore perdre un peu de temps à essayer cette petite merveille, d’autant plus qu’il fait beau.
Mais c’est pas grave, le detailing pour moi c’est une passion, pas un boulot alors je me donne le luxe de prendre mon temps.
Bon c’est pas tout, mais il faut s’y remettre.
Ayant passé un glaze avant, et sous les conseils de dobrmann, j’ai passé un coup d’IPA avant d’attaquer le polissage.
Alors voici le combo utilisé :
- 1 à 2 passes de Menzerna Power Finish Po 203S avec un pad Polishing 3M (jaune) à la vitesse 4 soit 1500 trs/mn
J’ai vraiment été ravi de ce combo, autant pour le polish que pour le pad.

Le polish se travaille aisément et longtemps. Il en faut vraiment très peu et même s’il fait beaucoup de poussière (autant que le #105), j’ai adoré m’en servir.

D’autant plus que je lui ai associé un pad 3M que j’avais envie de tester depuis longtemps. Ce que j’aime avec ce pad : sa douceur qui a quand même un cut. Il n’est pas très large, contrairement aux nouveaux pads Meguiars, ce qui est un plus pour moi. Car je trouve que ça permet de mieux manipuler la polisseuse, de mieux gérer le polissage notamment sur des portions difficiles telles que les ailes d’une 911.
Le seul bémol : il s’écrase un peu trop sous l’effet de la pression.
- puis j’ai fait une passe rapide de Menzerna Final Finish PO85RES à la vitesse 4 (1500 trs/mn) pour finir lentement à la vitesse 2 (900 trs/mn) avec un pad 3M finishing (bleu).
Là encore, j’ai apprécié le travail de ce combo qui ne laisse pas d’hologramme.
Quelques photos :





En moyenne l’épaisseur du vernis de Pomponette s’élève à 130 um, excepté le bas du pare-brise qui a été repeint, et la porte droite qui bizarrement a une moyenne de 110-115 um.





Le capot avant est criblé d’impacts de gravillons, certains ayant été repris par une autre personne. Je ne savais pas quoi faire car ces reprises datent de très longtemps. Je n’ai pas essayé le langka à cause justement de la vieillesse de ces retouches, et j’ai préféré éviter le wetsanding.
Je pense que j’ai eu raison car j’ai trouvé sur le pare-choc une de ces retouches qu’on a visiblement essayé de minimiser pour au final obtenir ceci :une décoloration du vernis autour de la zone retouchée

Alors certes le capot avant n’est pas net à 100% mais au moins je n’ai pas fait de bêtise…
Poignée de porte passée au german applicator plus Menzerna Power Finish


A l’avant du 3M fait, à l’arrière, non fait

Lorsque le polissage a été terminé, j’ai relavé Pomponette à l’Insta Finish Wash’N Wax.
L.S.P
C’est là qu’intervient la bande de loups dont je vous ai parlée en introduction.
Tout d’abord le Finishing Glaze Wolfgang

J’aurai sans doute pu me passer de cette étape puisque Pomponette avait été nourrit au #7 de Meguiars. Dans le doute, j’ai préféré tout de même le passer.
J’ai été un peu déçu par ce glaze car je l’ai trouvé très très proche de l’Amigo de Prima : même couleur, même odeur de pétrole, même sensation d’application, mais pas du tout le même prix…
Personnellement pour les deux, je n’aime pas l’application. Rien pour le moment ne remplace à mes yeux le RMG de Clearkote (facilité extrême et résultat plus que satisfaisant).
J’ai cependant appris dernièrement en lisant le forum, qu’il était préférable de le passer à la machine. Sans doute est-ce là mon erreur. Je lui donnerai donc une seconde chance.
Le temps de laisser agir le glaze, après buffing, je m’attaque aux intérieurs de porte à l’AIO Carlack avec un applicateur MF.

Puis c’est au tour des jantes (en fait elles seront faites en fonction des temps de séchage ou de pose des produits à venir).
Elles ont tout d’abord été lavées au Super Degreaser de Meguiars en 1 :4 avec un pinceau Valet pro et les pneus ont été lavés à l’APC Meguiars en 1:4 aussi. Les jantes ne sont pas particulièrement sales, juste de la poussière de frein.
Pour la partie anodisée de la jante, j’ai appliqué ma petite méthode personnelle :
- passage du Belgom alu largement dosé avec de la paille de fer triple 0 sans trop de pression
- passage du même Belgom mais cette fois-ci avec un vieux german applicateur.
- relavage de la jante
- puis polissage au pad de finition avec le Menzerna Final Finish PO85RES de la partie anodisée ainsi que de l’étoile de la jante
- puis passage de 2 couches de JetSEAL 109 espacées de 20 minutes. J’ai utilisé ce Sealant afin d’assurer autant que possible une longue protection aux jantes.


Traitement des plastiques au New look Trim Gel de CG. Application avec une petite mousse perso puis buffing lorsque tous les plastiques sont faits.

J’ai fait le dressing des pneus avec le même produit. Sur les photos finales, les pneus paraissent gras, mais en séchant ça part très vite.
Mais revenons à la peinture.
Pour préparer la surface, j’ai appliqué le Wolfgang PaintWork Polish Enhancer en mouvements droits se chevauchant comme préconisé par TOD. Effectivement il faut très peu de produit et l’application tout comme le buffing sont très facile.

Puis je pose le Sealant : le Wolfgang Deep Gloss Paint Sealant 3.0.
Là encore il faut très peu de produit, et quand Tod dit très peu, c’est vraiment très peu. Il s’étire très facilement.
Après avoir fait toute la voiture, je passe au buffing. Et là c’est une véritable découverte pour moi. Je n’ai jamais encore eu un sealant qui se buffe aussi facilement. C’est de la folie !

Je laisse Pomponette avec son sealant puis quelques heures plus tard je passe la cire : la Wolfgang Füzion.
Beaucoup la pose à la main. Personnellement, ayant les doigts rêches, je préfère utiliser un applicateur mousse afin d’éviter d’abîmer la peinture. Les applicateurs mousse rouge achetés chez DDO sont d’une douceur incroyable. Et leur forme (avec le bord qui se relève) facilite l’application.

La cire est mise en WO-WO. Le buffing est à nouveau le paradis sur terre. Je suis au nirvana durant ces étapes.
Petite réflexion : c’est clair que la gamme Wolfgang est un cran au dessus de ce que je me suis servi pour le moment et notamment en terme de coût. Mais je me suis dit que cet investissement n’était pas inutile car j’y ai gagné autant en quantité de produit utilisé qu’en extrême facilité d’application et de buffing.
Photos finales :












Voilà j’espère que cette nouvelle rénovation vous aura plu, comme ce fut le cas pour moi.
Ah une dernière chose : il y a des choses dont on parle rarement dans les reportages, des images chocs que l’on voit rarement aussi.
Alors pour les âmes sensibles et les plus prudes d’entre vous, je vous prierai de ne pas passer à la photo suivante. Et pour les autres, ceux qui veulent découvrir une des faces cachées du détailing, alors suivez la trace…
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.

Eh oui c’est aussi ça le detailing, un exercice physique (eau et coca) et un exercice mental (tabac)
Allez je vous dis à la prochaine et ce sera normalement encore une 911, mais de 1970 celle-là










