
Bonjour à tous!
J'ai le plaisir de vous montrer la seconde Ferrari à passer sous mes mains (traitée à la polisseuse!), toujours un grand moment de voir une telle voiture vous être confié...
Cette fois çi, c'est un modèle phare de la marque, l'évolution directe de LA Testarossa, j'ai nommé la 512tr.
Petit descriptif afin de mieux "cerner" cette œuvre d'art...
"Des performances hors du commun, une thématique musicale inégalable, le plaisir de commander une mécanique docile dans toutes ses fonctions, la Ferrari 512 TR représente le plaisir de conduire à l'état pur. Une alchimie complexe reposant avant tout sur une conception technique rigoureuse qui, seule, autorise le passage de 428 chevaux à la route d'une manière efficace. La 512 TR tient la route, freine et accélère au superlatif. Tout cela pour dire qu'il ne s'agit pas que d'une voiture de collection..."
AUTOMOBILES SPORTIVES ET DE PRESTIGE - JANVIER 1992 - SPECIAL FERRARI.
Effectivement, rien que le fait de tourner la clé et de sentir le V12 se lancer... impressionnant!
Le traitement demandé par le client était un traitement "Prestige" (comprenant Extérieur + Moteur + Intérieur), je disposais de trois jours pour faire la voiture , il ne me fallait vraiment pas moins! Je pense avoir travaillé environ 25-30heures sur la voiture. J'ai travaillé "d'arrache pied" tout au long de ces journées car le propriétaire était hyper-pointilleux, ça tombe bien, j'aime faire du travail très poussé!
Le modèle traité est du millésime 1992 et est très peu kilométré : 16 ans <-> 12.000km
Lorsque je suis arrivé, la voiture était déjà lavée, je n'avais qu'à m'assurer que la surface est exempte de saletés qui peuvent gêner par la suite. J'ai débuté par un passage au "Quick Finish" aidé d'une Microfibre afin de retirer les poussières et les saletés pouvant rester. L'étape suivante consistait à bien décontaminer toutes les surfaces car d'autres traitements étaient déjà posés mais n'avaient pas laissé le propriétaire satisfait du résultat... La voiture ayant déjà fait quelques tours de circuit, il était important de bien éliminer les possibles contaminations laissées par les vapeurs du moteur, des poussières de freins, etc.
J'ai utilisé la gomme d'argile "Swissvax - Paint Rubber" mais cette dernière était trop dure (il faisait froid dans le garage

La voiture n'est que très peu contaminée, juste un très léger voile de peinture déposé lors d'une retouche de peinture sur un bas de caisse quelques semaines auparavant.

J'ai justement retrouvé une partie de ce brouillard sur la jante arrière droite...

Je l'ai éliminé sans difficultés avec le "Paint Rubber".

Je n'ai pas eu à apporter de traitement poussé pour les jantes car elles étaient très propres, quelques contaminations mais rien d'exeptionnel. Concernant leurs protection avec leurs cire spécifique (Autobahn), j'y reviendrai plus tard dans le reportage.
Une fois la voiture complètement décontaminée, j'ai examiné les différentes épaisseurs de peinture et là, c'était un peu le fiasco! des épaisseurs variant de plus de 40microns en quelques centimètres... on va dire que c'est de la fabrication Italienne!
J'ai donc pris des relevés très rapprochés, ça m'a pris du temps mais j'ai de suite vu les "endroits sensibles" de la voitures.

Et voici un petit aperçu du relevé que j'ai fait :

Et maintenant, c'est le moment de voir les défauts présents, les photos sur ce rouge ne rendent pas aussi bien qu'en réalité, on distingue moins les microrayures sur les photos...
Vous pouvez le voir, beaucoup de microrayures et une couleur un peu ternie par le temps et par l'accumulation de microrayures (ce qui n'est pas surprenant pour une voiture de 16 ans!).





Autre soucis, la face avant a des impacts de cailloux :

Avant de traiter les microrayures, j'ai rebouché les impacts avec la peinture correspondante (avec un pinceau TRÈS fin) :

En attendant que la peinture soit sèche, j'ai protégé les matériaux sensibles avant de polir tous les défauts

















































